Jérôme Fernandez, le capitaine courage des bleus
- Ruben
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390 sélections en équipe de France, près de 1 500 buts, double champion olympique, triple champion d’Europe et quadruple champion du monde, pour ne parler que de sa carrière en bleu, autant dire que Jérôme Fernandez est une personnalité du handball et du sport français.
Quel est votre parcours en club ?
J’ai débuté à Toulouse sous la houlette de Claude Onesta alors entraineur du club Occitan avant de passer dans le camp ennemi à Montpellier. Ensuite j’ai évolué à l’étranger à Barcelone, l’emblématique club espagnol, avant de partir à Ciudad Real et d’être joker médical de Daniel Narcisse à Kiel en Allemagne. Je suis ensuite revenu à Toulouse en 2011 où je pensais finir ma carrière et opérer ma reconversion. Malheureusement, le changement de présidence me fera quitter le club pour rebondir à Aix en Provence où j’entame ma reconversion en étant entraineur-joueur.
Comment s’est passé votre fin de carrière ?
Je m’étais fixé l’objectif d’arrêter de jouer à l’âge de quarante ans, si les blessures m’épargnaient jusque là, c’est donc une décision mûrement réfléchie à laquelle j’ai eu le temps de me préparer.
Pourquoi devenir entraineur ?
Lors de mon passage en Espagne j’ai découvert de nouvelles manières de voir le handball et je me suis dit qu’à la fin de ma carrière, je me devais de rendre au handball tout ce qu’il m’avait apporté. C’est donc logiquement que je suis devenu entraineur et que je me suis donc fortement inspiré des entraineurs espagnols pour former mes joueurs. Le métier d’entraineur est complexe et un bon joueur ne fait pas obligatoirement un bon entraineur, j’ai donc passé mon DES en 2017 puis un Master coach en 2018, diplôme indispensable pour exercer en coupe d’Europe.
Quelle est votre situation aujourd’hui ?
Je suis dans l’attente d’un nouveau projet sportif, je reste à l’écoute du « marché » et mon agent travaille en ce sens. D’autre part je suis aussi consultant pour la chaine « Eurosport » pour laquelle je commente la ligue des champions et cet été, je serai au commentaire des jeux de Tokyo pour France télévision.
Quel conseil donner aux joueurs en fin de carrière ?
Tout d’abord de se faire plaisir au quotidien. Quand on est joueur, bien sûr il y a des moments moins bons que d’autres mais nous avons la chance de vivre et de pratiquer notre passion. Le conseil que je donne aux jeunes joueurs est simple, mais pas toujours appliqué par les sportifs, focalisés sur leur activité, il faut anticiper au maximum sa reconversion pour que le moment venu ce ne soit pas un problème mais plutôt avoir une solution et une reconversion qui nous permette de se fixer de nouveaux challenges à relever quitte à se former.
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