Morgane Arthuis le talent de l’ombre
Morgane Arthuis le talent de l’ombre http://www.futuretracks.fr/wp-content/uploads/2021/11/PHOTO-BLOG_MORGANE-1024x683.jpg 1024 683 Ruben Ruben https://secure.gravatar.com/avatar/86d55793b7a713106dabdf4340921d5b?s=96&d=mm&r=g- Ruben
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Judokate depuis 25 ans dont 12 saisons au haut niveau Morgane n’attire pas pour autant les lumières des médias restant dans l’ombre des icones de la discipline comme Teddy Riner ou Clarisse Agbegnanou, dont la popularité a dépassé le bord des tatamis.
Un début de carrière conventionnel
Morgane débute le judo à 12 ans et l’on repère aussitôt son haut potentiel ce qui lui permettra d’intégrer l’Insep où elle mène une carrière de haut niveau pendant plus de six ans. Barrée d’un côté, envie de connaitre autre chose de l’autre Morgane décide de casser la routine et de quitter l’insep.
Un départ vers l’Angleterre
Morgane fait donc le choix de quitter la France pour aller s’installer en Angleterre ce qui lui permet de rester proche géographiquement pour les grandes compétitions européennes. Son départ de l’Insep ne met pas un frein à son envie de travailler et de progresser.
Aujourd’hui Morgane se prépare à reprendre la compétition fin Octobre et se donne des objectifs élevés pour la suite de sa carrière puisqu’elle souhaite décrocher un ticket pour les championnats de France et gagner une compétition internationale pour faire « pêter une Marseille » comme elle dit avec gourmandise.
La préparation de l’après carrière
Un corps d’athlète mais une tête bien faite, Morgane travaille dès maintenant à sa reconversion puisqu’elle est juriste en droit du sport, intervient dans certaines formations et envisage de passer le concours jeunesse et sport pour devenir inspectrice, un beau challenge professionnel.
L’après carrière
Une fois les objectifs sportifs atteints d’ici à cinq ans, Morgane souhaite rester dans le sport et avoir des responsabilités dans le milieu sportif et devenir une décideuse et une personne qui compte. «Je ne veux pas me contenter de rester derrière un bureau mais je veux rester au contact des athlètes et faire bouger les lignes. »
Les difficultés de la reconversion
Même si le tableau pourrait paraitre idyllique, tout ne s’est pas fait dans la facilité. Morgane constate notamment qu’une fois sortie de l’Insep, les athlètes n’ont plus facilement accès aux compétitions et aux formations. Aujourd’hui comme de nombreux athlètes, Morgane se sent délaissée et un peu en marge par rapport à certaines têtes d’affiches « On n’aide pas assez les sportifs de haut niveau qui ne sont pas connus. Il faut rendre plus accessible la formation à tous les athlètes de haut niveau. Aujourd’hui encore on n’encadre pas assez les sportifs dans la formation et la préparation de l’après carrière. »
Effectivement aujourd’hui encore, beaucoup de sportifs de haut niveau restent dans l’ombre et sont laissés pour compte sur le bord du chemin.
Un conseil aux jeunes qui se lancent dans le haut niveau
« Il faut croire en soi et bien performer mais cela passe avant tout par une formation professionnelle en parallèle histoire de libérer l’esprit et de ne pas se retrouver sans rien en cas d’arrêt brutal de la saison. Il faut avoir un bon environnement familial qui vous aide à garder les pieds sur terre et le sens des réalités tout comme des bonnes personnes qui doivent vous apporter des repères sur le monde extérieur. »
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